Un peu d'histoire peut-être...

Ouest qu’on parlait français?

Balises francophones en Colombie-Britannique

 

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Pré-1858 : Certains des voyageurs qui ont aidé Alexander Mackenzie et Simon Fraser à trouver un passage vers le Pacifique sur la côte ouest s’établissent autour des Forts Victoria, Langley, Saint-James et fondent des familles avec les femmes autochtones de la région. Le père Modeste Demers est nommé évêque de l’Île de Vancouver en 1847.

 


 

 

1858 : Quatre Sœurs de Sainte-Anne originaires du Québec qui croyaient arriver dans une communauté d’environ 300 âmes après un voyage de 3 mois, arrivent à Fort Victoria en pleine ruée vers l’or ! Elles fondent une première école puis un hôpital. Autour de la même date, des pères Oblats (ordre religieux français) fondent une mission à Kelowna.

 

Cataline.gifPlusieurs francophones viennent aussi chercher leur fortune en Nouvelle Calédonie, dont le futur muletier légendaire Jean Caux, dit Cataline.

 

 

 

 

 


 

 

1871 : La Colombie-Britannique devient la sixième province du Dominion du Canada.

 


 

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1909 : La compagnie Canadian Western Lumber Co., située en bordure du fleuve Fraser, engage une centaine de travailleurs du bois canadiens-français. On leur a promis une paye quotidienne de 2,50 $, un terrain d’un acre et le bois nécessaire pour la construction de maisons individuelles, d’une église, d’un presbytère et d’une école.

 


 


1910 :
Un second contingent de « pionniers » agrandit la communauté francophone qui prend le nom de Maillardville, en l’honneur du père Edmond Maillard.

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Le village se développe autour de l’église Notre-Dame de Lourdes . Sans citer de dates ou de chiffres précis, les textes historiques présentent Maillardville comme la plus grande communauté francophone à l'ouest du Manitoba. On rapporte aussi que la communauté a cherché à obtenir le statut officiel de village, mais que le gouvernement provincial a refusé.

 


 

1945 : La Fédération canadienne-française de la Colombie-Britannique (FCFCB) voit le jour. Il faut être Canadien français et catholique pour devenir membre (jusqu’en 1962), car le but de l’organisme est autant la défense de la langue que celle des intérêts religieux.

 


 

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1946 : Après la récession et l’instabilité des années 20 et 30, l’après-guerre voit l’afflux de nouvelles familles francophones à Maillardville. Une caisse populaire ainsi qu’une nouvelle paroisse (Notre-Dame de Fatima) y voient le jour.

 


 

1948 : La paroisse Saint-Sacrement est inaugurée à Vancouver.

 


 

1951 – 1952 : Une grève scolaire est déclenchée par la Commission scolaire catholique des deux paroisses de Maillardville, qui revendique les mêmes avantages que les écoles publiques laïques de la province. Le gouvernement provincial refuse et réclame le paiement de taxes foncières arriérées. Le désaccord profond entre les deux parties subsiste jusqu’en 1956 et les paroisses de Maillardville n’obtiennent pas le financement revendiqué. Seule consolation : toutes les écoles catholiques de la province seront dorénavant exemptes de taxes foncières.

 


 

1957 : La paroisse Saint-Jean-Baptiste de Victoria voit le jour.

 


 

1964 : La Fédération canadienne-française de la Colombie-Britannique revendique la création d’une école publique de langue française, malgré la protestation des paroisses de Maillardville, qui souhaitent conserver une éducation francophone religieuse. Pour la première fois, la Fédération sépare l’éducation en français et la religion catholique.

 


 

1967 : Radio-Canada s’installe à Vancouver.

 


 

1968 : Le ministère provincial de l’Éducation accepte de créer un secteur français dans une école publique de Coquitlam (municipalité qui gère Maillardville). C’est l’ancêtre du programme d’immersion. L’Alliance française de Vancouver inaugure également son nouveau bâtiment sur la rue Cambie.

 


 

1969 : La Loi sur les langues officielles est adoptée par le Parlement canadien.

 


 

1972 : Le siège social de la Fédération des Franco-Colombiens quitte Maillardville pour s’installer à Vancouver.

 


 

1976 : Radio-Canada ouvre un studio de télévision à Vancouver.

 


 

1978 : La section britanno-colombienne et yukonnaise de l’association Canadian Parents for French est fondée pour encourager l’organisation de classes d’immersion française (enseignement pour francophiles).

 


 

1979 : Le programme-cadre de français (enseignement pour francophones) est approuvé par le gouvernement provincial. Près de 600 élèves sont inscrits dans 10 commissions scolaires.

 


 

1983 : La première école publique francophone homogène accueille ses premières classes à Vancouver (école Anne-Hébert).

 


 

1990 : La Maison de la francophonie de Vancouver devient « Le » centre communautaire francophone.

 


 

1992 : Le collège Educacentre, qui offre des services d’enseignement aux adultes francophones, ouvre ses portes. (Il compte en 2009-2010 120 enseignants et plus de 1500 étudiants).

 


 

1995 : Le Conseil scolaire francophone devient indépendant.

 


 

2004 : L’Université Simon Fraser (SFU) lance un programme pluridisciplinaire postsecondaire majoritairement enseigné en français.

 


 

2006 : Le dernier recensement de Statistique Canada fait état de 63 295 personnes de langue maternelle française sur une population de 4 millions d’habitants, soit 1,6 %. Quelque 30 000 francophones vivent à Vancouver et 6000 à Victoria. La communauté francophone britanno-colombienne est au 4e rang au pays (après le Québec, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick). Elle est « nouvelle » sur la côte ouest, le recensement de 2006 dénombre 17 % de francophones de plus que celui de 2001.

 


 


2008 :
L’association Canadian Parents for French dénombre 41 000 étudiants inscrits en classe d’immersion française dans la province, un chiffre semble-t-il plus élevé que dans les autres provinces. C’est une augmentation de 23 % en cinq ans.

 


 

2009-2010 : Le Conseil scolaire francophone compte 38 écoles qui offrent de l’enseignement à plus de 4350 étudiants en Colombie-Britannique.

 


 

Sources :
« L’histoire de 75 ans de Maillardville », texte de Jean Riou, Société francophone de Maillardville
Sites Internet : Fédération des francophones de la C.-B., Conseil scolaire francophone, Canadian Parents for French, Educacentre, Statistique Canada.